Mes lectures

Haruki Murakami, Des hommes sans femmes

Entre absence et abandon prochain, l’homme seul avec lui même

Édition Belfond / Paru en france en 2017 / Traductrice : Hélène Morita/ Prix :21 euros 

En mai j’ai décidé de poser mes yeux sur des plumes étrangères. J’ai donc découvert à cette occasion deux auteurs de la littérature Asiatique. L’un d’eux, connu et reconnu, plusieurs fois primé, l’un des auteurs japonais les plus lu au monde, j’ai nommé le grand Haruki Murakami. Et pour découvrir cet auteur j’ai choisi non pas un roman mais un recueil de nouvelles, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a de la plume ! 

Un recueil qui ruisselle, qui se lit en suivant le courant d’une rivière. Sorti en 2017, ce recueil de sept nouvelles nous dévoilent les hommes. Des hommes délaissé, seule  ou sur le point de l’être. Abandonné par nous les femmes. Perdus dans leur mélancolie, ils essayent de nous comprendre. Nous ont-ils trop aimés ? Pas assez ? Incomprise ? Ils cherchent une réponse souvent hors de leur portée. Dans un contexte intimiste, romantique, mélancolique, dérivant petit à petit vers le fantastique, Haruki Murakami nous berce, nous invite à connaître les pensées des hommes sans femmes. 

Les récits sont construits de façon symétrique, chaque histoire tourne autour de l’épisode majeur d’un personnage masculin. Écrit à la première personne ou d’un point de vue interne, le recueil nous envoûte, nous pousse à suivre le courant. Sans jamais posé de jugement, l’auteur raconte et traque le passé en essayant de comprendre, de se rendre compte d’une probable erreur ou d’un regret. Du premier amour déçu à la découverte d’un amant en passant par le chagrin d’amour, les hommes nous apparaissent sensibles, sentimentaux. Un recueil à l’atmosphère énigmatique et nostalgique peuplé de héros solitaire et meurtri.

Les sept nouvelles : 

  • Drive my car : Un homme, tente de comprendre pourquoi de son vivant sa femme l’a trompé. 
  • Yesterday : Les souvenirs d’une vie adolescente, d’un ami qui par peur de l’engagement proposa au jeune protagoniste de sortir avec sa petite amie.
  • Un organe indépendant : Le chagrin d’amour meurtrier d’un vieux célibataire endurcie
  • Shéhérazade : Une femme des plus singulières raconte ses vies antérieures, ses souvenirs, son premier amour à Habara. Le rêve de devenir une lamproie.
  • Le bar de Kino : Un récit fantastique, mystérieux où le barman un jour de pluie fait l’amour avec une jeune femme. Une jeune femme à problème. 
  • Samsa amoureux : Une réincarnation d’une chose non identifiée en être humain qui découvre l’amour. 
  • Des hommes sans femmes : Un homme apprend que son amour de jeunesse est morte.

— Mais peut-être que vivre ce genre d’expérience douloureuse – la solitude, par exemple –, c’est nécessaire quand on est jeune, non ? Ça aide à grandir …
— Tu crois ?
— Comme les arbres qui doivent survivre à des hivers rigoureux pour devenir plus gros et plus puissants. Quand le climat est toujours doux et clément, ils ne peuvent pas développer d’anneaux de croissance.


Mon avis :  

Cette plume est des plus singulières ! J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Une écriture douce, nostalgique, percutante, romantique. Cela nous envoûte comme le courant féroce d’une rivière. J’ai particulièrement aimé Shéhérazade, un récit qui marque le basculement vers le fantastique. Une femme bien mystérieuse dit se souvenir de ses vie antérieures est notamment d’avoir été une lamproie. Un récit envoûtant, on écoute, on l’écoute, on ne lis plus. Une force pour cet auteur, on en vient à croire à l’authenticité des personnages. Des hommes sensibles  à la douleur à vif et pour une fois que l’on peut imaginer un homme avec un pot de glace en cas de rupture amoureuse, c’est jubilatoire.

Un gentleman ne parle jamais des femmes avec qui il a couché ni des impôts qu’il a payés

Par contre, je dirais que les histoires sont bien trop courtes parfois, on aimerait avoir plus de détails, un peu plus, encore un peu. Les fins restent énigmatiques et on n’ a jamais de véritable réponse, c’est parfois assez frustrant.

Pour en finir je dirai que si vous n’avez pas eu l’occasion de lire des auteurs japonais, celui-là est un parfait spécimen pour se lancer !

Á vos livre cher curieux !

Mes salutations estivales !

 

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2 commentaires sur “Haruki Murakami, Des hommes sans femmes

  1. Peut-être que si l’on n’a pas de réponse c’est justement pour trouver notre propre voix ? Le titre m’avait interpellé mais je l’attends en poche. En ce moment je traverse pas mal de choses dans la vie sentimentale et les livres peuvent me fournir des réponses !

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